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La Madeleine-sur-Loing, hier

Blasons

Blason se trouvant sur la dalle funéraire de Guillaume du Cimetière mort en 1484, Seigneur du Colombier Chamaille.

Blason sur pierre tombale de Geneviève de Bierne, dame de Beaumoulin, décédée le 12/11/1573

Les terres de La Madeleine-sur-Loing faisaient partie de la châtellenie royale de Château-Landon avant le rattachement de la Champagne au royaume. Ce sont les fiefs de Corbeval, du Colombier, de Glandelles et surtout celui de Beaumoulin qui dominent par la richesse de leur histoire.

En 1198, le fief de Beaumoulin appartient au sieur de Glandelles qui possède un château fort au bord du Loing.

En 1526, il passe entre les mains de la famille e Bierne puis aux de Rogres en 1538. Les fiefs de Langle et de La Tour Bussière sont au comte de Rougé, ceux de Nozant et du Colombier-Chamaillé appartiennent à la famille de Montliard dont l’hôtel est à Nemours. Ces derniers le renvendent aux Choiseul-Praslin. La roue et les Créneaux dépendent de l’abbaye de Saint-Séverin de Château-landon. L’église des Créneaux est pendant longtemps la principale fortification du bourg, bien que ne faisant pas partie des places fortifiées soumises à enquête en 1367.Le vassal de La Groue est tenu à obligation assez originale à l’égard de l’abbé de saint-Séverin : « une fois dans sa vie, armé de pied en cap, suivi de deux hommes, dont l’un aura deux levrettes en laisse et l’autre un oiseau sur le poing, il doit aller prendre l’abbé en sa maison devant les premières et secondes vêpres et devant la grand-messe le conduire en cet équipage à l’église, le suivre partout où les cérémonies de l’église le requièrent, même être avec ses deux hommes près de l’autel, lorsque l’abbé dit la messe, dite le conduire en sa maison ».

Hosannaire

l’Hosannaire d’une hauteur de 2,80 m, est une pièce rare (seulement 3 en Gâtinais), établi sur un emmarchement rectangulaire de 3 degrés, la colonne avec pupitre est prise dans un seul bloc de pierre (tirée des carrières locales).

Eglise Sainte Marie-Madeleine

Entrée côté Ouest
de l’église Saint Marie-Madeleine

L'église Sainte Marie-Madeleine, calcaire, du XII è au XVII è sise place de la Mairie

Un clocheton carré recouvert d’ardoises est abattu en 1965 et les ruines du clocher-mur qu’il dissimulait sont restaurées avec la participation des carriers locaux. Ce campanile, dont un homologue se trouve sur l’église de Château-Landon, est inhabituel dans une région où les clochers sont le plus souvent carrés. L’une des cloches en bronze date de 1783. Les soubassements de l’église, ainsi que d’autres éléments datent du XII è siècle. L’édifice, abîmé, aurait été reconstruit au XVI è siècle.

La Nef, du XII è siècle, en calcaire enduit, de proportions harmonieuses et d’une grande simplicité, ouvre sur le chœur par un diaphragme en forme d’arc de triomphe, formé de claveaux irréguliers en moellons plats. L’intérieur de l’église est à mi-chemin entre un style primitif et une facture rustique. Les piliers sans base, l’arc un peu outrepassé et l’absence de chapiteau pour rompre cette simplicité semblent indiquer une construction du début du XII è siècle.

Cette église contient deux éléments remarquables :

  • Un Christ du XVII è siècle en bois peint (H : 120 cm), placé très haut sur le mur nord est un peu court et trapu. La face tournée vers le ciel porte une expression de souffrance apaisée.
  • Un bénitier en calcaire (H : 80 cm), petit par rapport au piédestal, est décoré sur les flancs d’un maillage en relief, proche du style louis XIV , ce peut être un remploi d’un socle de croix ou bien un don d’un membre de la famille seigneuriale dont dépend la paroisse, les Rougé de Faÿ-lès-Nemours, par exemple. .

La croix

La croix hosannière en calcaire et fer (H : 280 cm), se trouve dans le cimetière communal. Il n’existe que trois croix hosannières dans le Gâtinais. Les fidèles venaient y chanter le Hosanna, le dimanche des rameaux. La colonne et le pupitre sont sculptés dans un seul bloc de calcaire local, dont le banc était encore exploité, il y a peu de temps, dans les carrières de La Madeleine-sur-Loing. Au XIX è siècle, les carrières ont la réputation d’employer les esprits indépendants qui ne sont plus souhaités chez les autres entrepreneurs. Les carriers viennent à pied chaque matin, dès le peti jour, de très loin, bandés dans leur ceinture de flanelle.